Connaissez-vous réellement votre commune ?
Bougé-Chambalud est une commune rurale de l’Isère, située entre la plaine de la Bièvre et le Rhône, à environ 50 km de Lyon et de Valence. Elle fait partie de la Communauté de communes Entre Bièvre et Rhône et du canton de Roussillon.
Deux paroisses réunies
La commune actuelle est issue de la fusion de deux paroisses historiques : Bougé et Chambalud, chacune ayant eu sa propre identité. (Wikipédia)
- Ces deux paroisses ont été souvent rassemblées administrativement avant la Révolution française.
- Elles furent incluses dans le Comté d’Anjou (avec Agnin et Sonnay) jusqu’en 1790.
- La commune de Bougé-Chambalud fut officiellement créée en 1801, bien que des changements aient eu lieu dès 1790 et l’an IV (1795-1796) de la République française.
Épisode royal
Selon la tradition locale, Édouard le Chauve (duc de Normandie, roi franc au IXe siècle) aurait séjourné une semaine à Bougé-Chambalud, ce qui illustre l’ancienneté de l’occupation humaine du territoire.
Seconde Guerre mondiale
Pendant l’été 1944, la commune a connu des événements marquants liés à la Libération, avec les témoignages des habitants sur les difficultés et l’occupation durant la guerre. (Le Dauphiné Libéré)
Patrimoine architectural et site remarquables
Église de l’Assomption (Bougé)
- De style roman primitif lombard, elle a été construite sur des fondations antiques (temples romains dédiés à Neptune et Saturne), dont des pierres et chapiteaux ont été réemployés.
- Le chœur arbore des écussons liés à l’ordre de Cluny.
Crédit photos : Marie-Jo Alix
Église Saint-Ennemond (Chambalud)
- Son clocher est roman ; l’intérieur mêle voûtes en plein cintre et ogives du XIIe siècle.
- St Ennemond (évêque de Lyon, mort martyr au VIIIe siècle) est le saint patron, et l’église fut un important lieu de pèlerinage au Moyen Âge.
Crédit photos : Stéphanie MARTIN
Lavoir et Jardin des Sources
Un lavoir de 1877, lieu social d’échanges et de vie communautaire ancienne.
Le Jardin des Sources, aménagé autour de sources naturelles et de canaux, est aujourd’hui un espace de détente et de patrimoine naturel.
Une grand-mère raconte : Le lavoir fut construit en 1877. Où est le temps où l’on « faisait la queue » pour aller rincer son linge. Dans ma jeunesse, je me soviens y avoir rencontré des lavandières professionnelles, la grand-mère Vaudaine, Mme Héritier, la femme du charron, la « Léonie », « La didine » etc…
Elles arrivaient en jardinière, char à bras à cheval, c’était le patron qui les amenait de Grange-Neuve ou de Bel Air..
La lessive se faisait le matin à la ferme, on faisait bouillir le blanc et, pendant ce temps, on lavait les couleurs. L’après-midi, on mettait le linge séparé dans deux corbeilles, le sac de paille pour mettre sous les genoux, la brosse, le batillon, tout dans le char à bras, direction le lavoir. Les langues allaient bon train. Et tape, tape avec ton battoir, nous dormirons mieux ce soir !
Ce n’était pas le temps de la machine super automatique, mais il n’y avait jamais de panne d’électricité. Et vive le progrès quand même ! »
Voici ce que nous savons de l’histoire de la source Sainte-Geneviève à Bougé-Chambalud (Isère, France), fondé sur des documents locaux, récits et traditions :
Un lieu d’eau vénéré : La source Sainte-Geneviève fait partie des sources naturelles du territoire de Bougé-Chambalud, aux côtés de la source Saint-Font et d’autres émergences qui ont contribué à façonner le paysage et l’histoire locale. Elle est mentionnée dans les descriptions du patrimoine de la commune.
Dévotion et pèlerinage : La source porte le nom de Sainte Geneviève, la sainte patronne de Paris (née vers 420 à Nanterre et morte vers 502), très honorée dans la tradition chrétienne. Le nom de la source reflète cette dévotion, qui a pris forme au fil des siècles dans la région.
cities.reseaudescommunes.fr
Selon les récits locaux et une brochure écrite par la commission patrimoine de la mairie de Bougé-Chambalud, la source aurait fait l’objet d’un pèlerinage, aujourd’hui abandonné depuis plus de cinquante ans. (Source : cities.reseaudescommunes.fr)
Vertus attribuées à l’eau : On raconte que l’eau de cette source était réputée pour avoir des vertus curatives, notamment contre les maux de tête. Les visiteurs suspendaient parfois des objets comme des bonnets d’enfants ou des brassières autour de la source, et il était courant de jeter des pièces dans l’eau en signe de dévotion ou de requête.
Ce type de pratiques s’inscrit dans une tradition plus large de vénération des sources en pays roussillonnais – où des eaux naturelles étaient souvent associées à des guérisons et à des pèlerinages mêmes si l’Église, dès les Conciles anciens, avait cherché à limiter ces pratiques populaires. (Source : Le Dauphiné Libéré)
Légendes locales autour de Sainte-Geneviève : Une légende rapportée dans les archives locales (années 1930–1932) évoque que Sainte-Geneviève se serait enfuie de Paris avec sa biche et aurait trouvé refuge dans les bois proches du Dolon, dans la zone aujourd’hui appelée Barbaran (une déformation populaire du nom Brabant).
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Cette histoire, clairement légendaire, illustre comment des traditions chrétiennes se sont mêlées à des récits populaires au fil du temps, renforçant l’aura mystique du lieu.
Déclin du culte : Le pèlerinage et la fréquentation liés à la source se sont progressivement éteints au cours du XXᵉ siècle ; ils ont été abandonnés depuis environ les années 1950-1970. La source et ses aménagements ont parfois été restaurés ou réhabilités, notamment dans le cadre de valorisation du patrimoine local, mais la pratique religieuse populaire n’est plus active comme autrefois. (Source : cities.reseaudescommunes.fr)
En résumé : La source Sainte-Geneviève à Bougé-Chambalud est une source naturelle associée à une dévotion locale envers Sainte Geneviève, qui a été un site de pèlerinage et de croyances populaires jusqu’au milieu du XXᵉ siècle. L’eau était considérée comme ayant des vertus curatives, et des pratiques rituelles s’y déroulaient. Aujourd’hui, le culte s’est largement éteint, mais la mémoire de ce lieu perdure dans les traditions et l’histoire locale.
Crédit photos : Xavier GUYONNET
Commanderie de La Chal
Cette commanderie, attestée en 1318, dépendait de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Elle était liée à l’histoire médiévale de la région avant de passer pour partie dans la commune voisine d’Épinouze, à la création des départements révolutionnaires. Aujourd’hui on dit Lachal
Vestiges de Thivolley
Ancien domaine du Haut Moyen Âge aujourd’hui en ruines, il comportait trois tours et des éléments défensifs notables.
Anecdoctes et traditions locales
L’onguent du curé Revol
L’un des récits les plus célèbres concerne un onguent médicinal élaboré par le curé Revol pendant la Première Guerre mondiale. Réputé pour guérir blessures, furoncles et abcès, il fut employé même par des soldats. La recette, à base de résine de pin, cire d’abeille et huile d’olive, a eu une renommée dépassant la commune jusqu’à ce que sa fabrication soit interdite pour des raisons de toxicité.
Voir l’article sur Le Dauphiné
Pèlerinages et foires
L’église Saint-Ennemond accueillait autrefois jusqu’à 700-800 pèlerins le 28 septembre (fête du saint). A cette occasion, l’on faisait bénir le pain pour protéger les enfants de l’épilepsie et le sel pour assurer la santé du bétail. Ces traditions ont cessé au milieu du XXe siècle.
Personnalités liées à Bougé-Chambalud
Victor François de Montchenu (1764-1849)
Officier militaire français né à Bougé-Chambalud, il eut une carrière active avant, pendant et après la Révolution, notamment dans l’armée des Princes et sous la Restauration. Il fut décoré de la Croix de Saint-Louis et officier de la Légion d’honneur.
Jérémie Bressieux
Pilote et as de la Seconde Guerre mondiale, né dans la commune, figure locale de l’aviation et du conflit.
Né le 8 novembre 1914 à Bougé
Décédé le 28 octobre 2005 à Paris
Sergent Chef
3 victoires homologuées
6 victoires en collaboration
1 avion ennemi endommagé
Vie culturelle et contemporaine
La vie locale est rythmée par une vingtaine d’associations, des événements communautaires, des écoles, une médiathèque municipale et des activités agricoles et festives typiques des communes rurales de la région.






Itinéraires et circuits de découverte
La commune propose notamment un circuit pédestre « les deux clochers » qui relie les principaux lieux historiques et naturels autour de Bougé-Chambalud.
7,5 km au total, avec une majorité de routes et chemins entre champs et villages,
option d’ombre courte en bordure de bois (moins d’un kilomètre),
départ auprès de l’école de Bougé-Chambalud, direction Epinouze.
Ce circuit relie successivement des points d’intérêt locaux : hameaux, paysages cultivés, bois et traverse les deux villages d’où le nom “deux clochers”.
Circuit pédestre
Crédits : Le Dauphiné











































